Présentation succinte...

Présentation succinte...
Hi. Ici Alexy, alias Calibre 38, 15 ans, vivant à Chaumont. Et oui, je représente le 52, et c'est pas facile à porter...
Je suis d'origine kabyle, en classe de 3eme, et je suis slammeur/poète/écrivain. Les lettres m'ont toujours passionné, et j'ai toujours voulu être écrivain. J'aime bien les musiques afro-américaines en général, et je voue un culte à Stephen King et Baudelaire. Ah... Si vous n'aimez pas le Grenoble Foot 38, passez votre chemin. Et aux Strasbourgeois, évitez de me parlez de Dja Djedje, mon joueur préféré avant qu'il se barre... Au moins, il aura été puni, Strasbourg reste en D2. Essayez de faire tournez ce blog, faut qu'un max de personne me connaissent. Pour les écrits, regardez plus bas... Et essayez d'éviter de regarder la photo, elle est affreuse.

# Posté le mercredi 10 juin 2009 11:35

Réminiscence

Chevalier servant au service de sa dame
Ame damnée d'une femme sans états d'âmes
Prenant le premier venu mieux bâti que son roi
Moult vérités omises par Chrétien de Troyes
Les amours trompés ne sont pas que des légendes
L'amour est insondables, n'est qu'une vaste lande
La portée de ses actes a des effets multiples
Sur ses détracteurs comme sur ses disciples
Mentir par amour, voler par amour
Tuer, faire tuer ou se tuer par amour
Si l'amour était livré au tribunal
Il serait condamné à mort, ce traître qui nous rend sale
Mais il se débrouillerait pour survivre
Pour nous faire tituber, chanceler tel un homme ivre
Succube qui réveille nos envies lubriques
L'acte charnel est un marché prolifique
Machine créatrice de c½ur tendres et de guimauves
Enfant, préserve-toi, il faut que tu te sauves
Flèche d'or, flèche d'airain, toutes le même combat
Chaque flèche de Cupidon te fera tomber plus bas
A aucun moment l'amour ne peut hésiter
Il te dérobe ton c½ur d'un geste ailé
Le verbe aimer est le plus dur à conjuguer
Jamais simple n'est son passé
Son présent n'est qu'indicatif bien que parfois cruel
Et son futur est toujours conditionnel
Pas de subjonctif mais ne soyez pas hâtif.
Ne vous réjouissez pas, car il est impératif
C'est un sentiment imparfait
Qui fait paraître l'être aimé bien plus-que-parfait
Avide de pléonasme comme le passé antérieur
Truffé de contradictions tel le futur antérieur
Il participe à ton passé laisse des traces dans ton c½ur
Tout ce qui brille n'est pas or donc l'amour est un leurre
C'est un violent poison qui emprisonne tes sens
C'est l'incarnation du mal dans un costume d'innocence
Qui transforme en rossinante le plus valeureux des bipèdes
Qui transforme en dilettante le plus beau des éphèbes
Sa pensée me fout les nerfs me laisse un goût amer
Maintenant laissez-moi méditer repenser à hier

# Posté le samedi 01 août 2009 12:29

J'écume

J'écume le bordel de mon âme et les bars de saoulards
Je pars, y en a marre, j'envoie tout en l'air
J'écume, je trace ma route, j'écrase tel un chauffard
Je regarde brièvement derrière moi, je pleure et j'accélère

Plus la peine d'écrire, je m'contente de cracher ma haine
Plus la peine de souffrir, j'me suis déja coupé les veines
Plus la peine d'être défaitiste, on peut pas tomber plus bas
Plus la peine d'oublier puisque je ne pense qu'a ça
A toutes ces années que j'ai noyées dans le mensonge
A tout ces gens canés qui m'ont fait sortir d'mon songe.
Qui m'ont fait comprendre que ma vie est inutile
Qu'écrire dans mon coin est une activité futile
Je veux clamer mes textes, afficher toutes mes rimes
Je veux qu'on me vénère qu'on me supplie qu'on me sublime
Je veux être une de ces stars pré-fabriquées
Qui donne un peu d'espoir au gens qui les autorisent à rêver

J'écume le bordel de mon âme et les bars de saoulards
Je pars, y en a marre, j'envoie tout en l'air
J'écume, je trace ma route, j'écrase tel un chauffard
Je regarde brièvement derrière moi, je pleure et j'accélère


Je ne veux pas galérer, mettre du temps à percer
La constance et la patience peuvent aller s'faire entuber
Je veux boire, fumer, fuguer, m'éclater
Je compte vivre longtemps si les bons partent en premier
Peut-être un idéal, peut-être une ligne de conduite
Peut-être un rêve d'un soir, conséquence d'une belle cuite
En tout cas un doux rêve, ou une illusion ? Je ne sais plus.
J'ai soif, j'vais boire au lac des âmes déchues, déçu

J'écume le bordel de mon âme et les bars de saoulards
Je pars, y en a marre, j'envoie tout en l'air
J'écume, je trace ma route, j'écrase tel un chauffard
Je regarde brièvement derrière moi, je pleure et j'accélère


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# Posté le vendredi 11 septembre 2009 18:24

Le nerf de la guerre

Premier slam que je vous balance... Suite d'un délire d'un jour avec Sigarpoil et Asthenik, dans un groupe appelé Money-Time... J'étais parti, et ça a donné ça...

Avec mon costume 3 pièces, je symbolise la classe
je suis un richard, comment puis-je me fondre dans la masse
Je suis comme Midas, je transforme en or tout ce que je touche
J'en ai même installé sur le pommeau d'ma douche
Comme tout bon millionnaire, je symbolise l'élite
Je passe ma vie à jongler entre les terrains d'golfes et Wall Street
Pour moi, la vie, c'est comme une grande course de F1
Sauf que mes adversaires partent de beaucoup plus loin.

Les gens ne comprennent pas que d'être dans les affaires
C'est flirter en permanance avec les frontières de l'enfer
Les gens ne comprennent pas que dans les plus hautes sphères
L'argent sera toujours le nerf de la guerre

Etre trader, c'est être soumis à l'adréaline
Pour gagner d'l'argent, faut pas avoir peur faut être un homme
En un instant, j'ai vendu mes actions alcaline
Pour comme sur un coup d'tête tout investir dans le lithium
Ca a marché : Normal, j'avais cher payé
Pour pouvoir provoqué un mini crack-boursier
J'ai provoqué la suppression de millier d'emplois
300 000 hommes qui maintenant dépendent de moi
Je les ai engagé pour découper de la mortadelle
Fini les carottes pour les lapins Duracell

Les gens ne comprennent pas que d'être dans les affaires
C'est flirter en permanance avec les frontières de l'enfer
Les gens ne comprennent pas que dans les plus hautes sphères
L'argent sera toujours le nerf de la guerre

Jérome Kerviel ? C'est qu'un bouc émissaire
Victime de l'incompétence des commissaires
Et de la couardise de ses supérieurs
La peur de faire faillite avant l'heure
Pourtant des détournements de fond, moi, j'en fais tout les soirs
J'implique le célèbre principe de Madoff
Je plume des clients, réduit à n'ant leurs espoirs
Et m'arrête juste à temps : J'suis aussi fin stratège que Kasparov

Les gens ne comprennent pas que d'être dans les affaires
C'est flirter en permanance avec les frontières de l'enfer
Les gens ne comprennent pas que dans les plus hautes sphères
L'argent sera toujours le nerf de la guerre

Mais voila, on est pas à l'abri du contre-ut
De la petite erreur qui nous entraîne dans la chute.
Fini mon irrésistible ascension
Je n'suis plus le maître de l'arnaque et des stocks-options
Je redeviens humble et soumis pour pouvoir me faire de nouveaux amis
De préférence pleins aux as, un gros compte en bank
Un coffre fort aussi blindé qu'un tank
Pour briser leurs défiance
Et acquérir une aveugle confiance
Pour qu'a nouveau l'argent coule à flots
Et que je puisse dire d'un air fiérot
'Chez moi, il pleut de l'or comme chez Déjanire
L'argent, c'est la fondation ou j'bâtis mon empire."

Les gens ne comprennent pas que d'être dans les affaires
C'est flirter en permanance avec les frontières de l'enfer
Les gens ne comprennent pas que dans les plus hautes sphères
L'argent sera toujours le nerf de la guerre

Les gens ne comprennent pas que d'être dans les affaires
C'est flirter en permanance avec les frontières de l'enfer
Les gens ne comprennent pas que dans les plus hautes sphères
L'argent sera toujours le nerf de la guerre

# Posté le mardi 09 juin 2009 16:11

Modifié le mercredi 10 juin 2009 07:25

C'est la merde

Un nouveau, un peu plus long cette fois...

C'est la merde. Notre vie est tragique
Notre mère Gaïa devrait prendre des antalgiques
Depuis qu'elle retrouve plus ses Valiums
Elle mène la vie dure à nous autres les hommes
Nos prières, elles les rejetent les éludent
Nous forçent à nous tourner vers le Peterson les Qualuud
A nous lever la tête dans l'cul la bouche pâteuse
Comme si on s'était shooté via les intraveineuses
Le matin, mon visage est laid à faire peur
On croirait le méchant dans Harry Potter
Comme moi les gens cherchent à s'évader
A sortir de la réalité de la précarité
Bref. Vous avez compris quel est mon thème.
C'est la poudre blanche, la corde et les chrysanthèmes
Un petit Kabyle mène un parcours chaotique
Si vous êtes courageux, suivez cette chronique
Et regardez au plus profond de mon âme...
Suivez-moi si vous êtes attirés par les flammes...
Je suis condamné à être seul, échoué sur la berge
C'est dans le noir que je m'isole, que je m'immerge
J'emmerde Jésus-Christ et la Ste Vierge
Pour que je croie en Dieu il faudra brûler bien plus qu'un cierge
Lourdes serait en rupture de chandelles
Et ça servirait juste à brûler la Chapelle
Des fois, je me prends pour un vampire
Je me nourris d'air et de larmes et je règne sur un empire
De paille, de poussière et d'amertume
Je pleure tellement que j'ai les yeux rouges et on croit que j'fume
Tout simplement je me désole sur le malheur du monde
Eh oui notre planète est féconde
En colombins, étrons et déchet du même type
Je pense que j'vais vieillir ça me fait peur je flippe
Je suis arabe et artiste : J'aurais un taf pourri
Avec des vêtements et une voiture assorties
J'aurais une petite copine en pleine crise hormonale
J'la considèrerait comme de la matière fécale
Je chercherai pas à regarder au fond d'elle même
Je l'écouterai pas quand elle me dira qu'elle m'aime
Je préférerai me plonger dans mon marasme
Sortir de mon silence pour lui lançer quelques sarcasmes
Car je suis quelqu'un de frustré
Et tout me dit que plus tard rien ne va changer
On me dit que je suis défaitiste
Et je leur répond que j'envie les autistes
On me dit que je suis dépressif
Ou psychotique mais pour moi c'est Kif-Kif
T'es dans le même cas qu'moi, je présume
Mais si allez avoue le, moi au moins, j'assume
Bon d'accord, j'arrête de te tanner
Je me réfugie dans l'égo trip car je suis un raté
Je dissimule ma vie sous le masque de l'ironie
De l'arrogance de l'insuffisance et du mépris
Mais en fait, je suis un grand sensible
Pas comme tout ces Gaulois irréductibles
Qui évoluent autour de moi
Moustachus rustres tous des fiers à bras
Oh putain, j'me rend compte que j'fais pitié
J'compare la populace a des héros de bandes dessinées
Je remplis les pages en parlant de mes malheurs
J'écris tellement vite que j'fais lagger OpenOfficeWriter
J'me rends compte que je traîne la, putain
Je m'étale comme une merde sur une tartine de pain
Mais tant que j'suis là, je m'incruste, je m'invite
Je suis pas venu ici pour aller vite
Mais pour que vous m'écoutez débiter mes textes
Vous me regardez, impuissant sans pouvoir me dire « next »
J'en profite, pour une fois que j'ai de l'autorité
Je sais même pas si j'en aurais sur ma litée
Mes punchlines ne les réduiront pas au silences
Ca s'ra pas des mélomanes ils n'entreront pas dans la danse
Qui écoutera un vieil Arabe au visage cerné
Débiter non pas des sourates mais des insanités
Calibre38 sera synonyme d'oppobre
Le blaze d'un oublié qui ne sait pas rester sobre
Il a le flow les paroles mais pas l'argent
Il a le regard flou, le mauvais rôle d'après Mr l'agent
Jamais je ne reposerai au Panthéon
T'façon je voudrais pas pourrir avec ces vieux cons
Je voudrais être enterré dans un tas de fumier
Que ma chair serve à faire de l'engrais
Que mes os servent à faire des baguettes de batteries
Mes organes, je les offrirais à la biologie
Et comme sans doute, je pèterais un cable
Je vendrais pour pas cher mon âme au diable
J'sauf que j'vendrai mes pensées et oui
J'suis pas philosophe moi j'suis pas Florent Pagny
En plus, je souffre d'une diarhée cérébrale
Toutes les idées qui m'passe par la tête c'est d'la matière fécale.
Bref, je suis un opprimé
Je suis à la fois damné et cané
Je ne suis pas un homme mais un machabbé
Mon égo trip est bel et bien terminé
J'ai balançé mes 4 vérités
Pour dire que la vie nous a formatés
Pour devenir des zombies sans joie de vivre
Qui ne tiennent pas debout car ils sont en permanence ivre
Il faut combattre cette fatalité
Il faut modifier notre destinée...
Si la vie c'est la merde alors faut l'entuber...
100eme phase ce rap est terminé...

# Posté le samedi 27 juin 2009 09:58

Miséreux ( modification...)

Une pensée pour pour ces enfants sur le trottoir... ( Oui, c'est un slam, alors qu'a la base, c'était un alexandrin )

J'ai transformé mon poème en slam. admirez

Un enfant sans foyer, vagabond juvénile.
Chassé sur les trottoirs, constamment en péril.
« Le moi est haïssable », disaient nos ancêtres.
Et ce precêpte là, il le suit à la lettre.
Il se fond dans la rue, personne ne le remarque.
La mort et la misère, il en porte les marques.
Personne s'en aperçoit, on trouve ça normal.
On se laisse commander par l'instinct animal.
Nous avons pas changé depuis la préhistoire.
Toujours rude est notre âme, aride est notre corps
Mais un coeur d'homme est bien plein plus rocailleux encore
On y fait pousser c'qu'on peut et on l'soigne, avec espoir
Cet enfant mène une course perpétuelle
Certains plongent dans les piscines, lui dans les contenaires
Pour trouver à manger il remuerait le ciel
On proclame l'ère du progrès , On manque vraiment pas d'air
L'espèce humaine sombre dans la décadence
La vie est une jungle de plus en plus dense
On a beau bâtir des châteaux en Espagne
Notre air civilisé n'est guère plus qu'un pagne
Nous sommes l'incarnation de tout nos vices
On est aussi égoïste que Narcisse
On est des authentiques fleurs artificielles
Sauf qu'on a pas d'pollen mais bien du fiel
Putain dîtes-moi ou est ma terre promise
Je ne vois qu'un désert et des terres en friches
Un monde bon pour les politiques, les flics et les riches :
Ils prennent le gâteau et piétinent la cerise
Dans les eaux du Gange comme dans l'sable du Sahel
Sur la bande de Gaza comme au coeur d'Israel
Des cadavres reposent la face contre terre
Jeunes pousses décimés par la guerre, la misère
D'un côté y a l'Europe et les Cainri
De l'autre y a les Latinos, l'Afrique, le Moyen-Orient
Si l'argent n'a pas d'odeur, la misère a un visage d'enfant
Et le pauvre mendiant en est l'égérie
On transforme le visage de l'innocence
Magnifique mot utilisé à contre-sens
Il a pas d'quoi s'acheter un nouveau pantalon
Messi est millionnaire : Il a tapé dans un ballon
Ouvrez les yeux : La conclusion s'impose
On s'plaint on dit qu'la vie n'est pas toujours rose
Lui devant les malheurs il reste stoïque
Nous on pleure au moindre problème : Y a comme un hic
C'est pour ça que j'vous dis : Arrêtez d'vous plaindre
On vous écoutera plus si vous cessez pas d'geindre
Ici Calibre38, qui vous passe un message :
La misère est un fléau, l'argent est une cage.

# Posté le mercredi 10 juin 2009 06:59

Modifié le vendredi 12 juin 2009 18:34

L'éducation c'est la merde : Quel beau pléonasme

Ce slam est une pure invention. J'ai déja été viré de cours ( une fois ), mais j'ai pas vu d'assistante sociale. J'ai juste puisé dans un thème récurrent, et imaginé.

J'suis encore viré d'cours, j'traîne dans les couloirs
J'voulais mettre l'anarchue, donc j'ai payé pour voir
T'façon l'éducation n'est qu'un grand trou noir
Ou on jette en fracas nos rêves et nos espoirs
Pour nous réduire à l'état d'ectoplasme
L'éducation c'est la merde : Quel beau pléonasme

Dites moi à quoi servent les cours de grammaire
Pour s'intégrer socialement faut il connaître Prévert
Je pense mon avenir, donc je plie, j'obtempère
Je reste sous le joug de ce régime totalitaire
Le renevrser est un de mes fantasmes
L'éducation c'est la merde : Quel beau pléonasme

Sujet de rédaction : L'espoir, donnez votre définition
L'espoir est mort, y a que des contrefaçons
On la kidnappé sans demander de rançons
Si ça s'trouve, il se meurt, enfermé dans un caisson
Et sa vie s'émiette à chacun de ses spasmes
L'éducation c'est la merde : Quel beau pléonasme

Cette rédaction est trop hardore pour le corps enseignant
Pour eux, ces phrases ne peuvent sortir de la bouche d'un enfant
Pourtant, elles viennent de mon imagination féconde :
L'assistance sociale est stressée, elle me jauge comme une sonde
Hey, cool mémé, va t'faire un cataplasme
L'éducation c'est la merde : Quel beau pléonasme

Elle me demande si à la maison j'ai des problèmes
Elle me dit qu'on ne récolte que ce que l'on sème
Putain, mais dites moi ce que j'ai fait
Avoir un esprit fertile c'est un crime en effet
Puisque c'est ça, je m'immerge dans mon marasme
L'éducation c'est la merde : Quel beau pléonasme

# Posté le mercredi 10 juin 2009 09:08

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 17:09

Le revers de la gloire

Un nouveau slam...

Allongé par terre, sur une herbe humide
La rivière est calme, sur sa surfaçe, pas même une ride
Sous la lumière rose du soleil couchant
Je somnole, les cheveux agités par le vent...
Bon, stop. La, j'nage en pleine euphorie
On s'croirait dans la p'tite maison dans la prairie
Dans la vraie vie les choses sont pas aussi belles
J'suis pas un "song lover", moi, j'suis pas Collin Farrell
Dans mon monde, le prototype de la femme idéale
Serait aussi liftée qu'un revers de Nadal.
Elle a trop d'collagène, peut plus fermer la bouche
Son trou du *** étant béant, elle doit porter des couches.
Vous allez me dire que j'présente mal les choses, que j'ai pas d'tact
Vous affirmerez que j'suis aussi fin qu'un Chuck Norris fact :
Peu importe la manière, l'important c'est l'impact !
Faut qu'il soit dur et sonore : Fin du premier acte
On commence le 2eme, y a pas b'soin d'entracte
Aussi beau qu'une prière, aussi sacré qu'un pacte :
Description objective de mon humble réçit
Il est d'essence divine, remerciez Calibre 38
les bonnes choses naissent souvent de la fumée du shit
J'avoue que je ne brille pas par ma modestie
Mais par mon talent, pouvez vous en dire autant ?
Bien sûr que non, vous trimez pour gagner de l'argent
Vous êtes dans l'creux d'la vague, définitivement out
Moi je sniffe les lignes blanches, mêmes celles d'l'autoroute !

...

Quand je vois la jet-set, je suis plein d'amertume
Même si avec le temps, les étoiles se consument
Pourquoi je ne suis une de ces comètes
Qui réuississent avec des minables saynètes
Et qui pourtant arrivent à avoir la grosse tête
A chaque concert raté ils s'en vont faire la fête
Corrompus et cupides : les dons d'Eurymoné
Ne sont divulgués que contre une forte dose de monnaie
Quelle cupidite ! Moi, je suis bénévole
J'improvise, j'attrappe mes rimes au vols
Des fois, c'est des chefs d'oeuvre, des fois c'est des torchons
Alors les gens montent sur leurs grand chevaux - et à califourchon
Ils me disent que je nage en plein délire
Que parfois, je devrais accorder ma lyre
Mais moi je me dis que j'suis sous une bonne étoile
Que pour réussir, j'ai plus qu'a m'lancer sur la toile
Mais voila, j'ai peur d'être connu
Car sous les yeux du monde je serais comme nu
Et alors tout ce que j'ai écrit
Ne sera plus une allégorie
La modestie : FINI si on me lance sur les bacs
je deviendrais blasé, y aura le feu au lac
Mes concerts deviendront hors de prix
Fini l'bénévolat vive le show à la Cainri
ici Calibre 38, pour l'instant sous l'anonymat
Mais si j'deviens célèbre, j'cracherais pas dessus. J'suis pas un lama.
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# Posté le mercredi 10 juin 2009 11:27

I like so money ( Money-Time = Calibre38, Asthenik & Sigarpoil )

Le slam en trio qui m'a inspiré " Le nerf de la guerre "

Asthenik

J'te met la rage en roulant dans ma Bentley
Jantes en or, sièges en cuirs et vitres teintées
Mais c'est la crise pas d'thunes pour les charclos
Ceux qui font partit d'une minorité ou les charlots
Et je vous le dit
I Like So Money


Calibre 38

Chez moi il pleut de l'or comme chez Déjanire
L'argent c'est la fondation où j'bâtis mon empire
C'est la crise, c'est la dèche
Nous les riches on est tous de mèches
Pour faire gonfler les prix
I Like So Money

Sigarpoil

Ça y est la crise s'installe
Mais Tiger Woods avec ses thunes il s'en tape pas mal
Si j'trouve une piscine de billets j'deviens comme Staline
J'aurais plus qu'a investir chez bic ou Alcaline
Franchement c'est clair net et précis
I Like So Money


Asthenik

Du haut de mon building je toise les petites gens
Et j'peux m'le permettre j'palpe pas mal d'argent
Ces mecs donneraient tout pour être à ma place
Mais dès qu'ils ont un espoir j'me fait plez j'le casse
Et je les maudits
I Like So Money

Calibre 38

Alors que peu à peu le moral des pauvres se mine
Moi j'suis tranquille dans ma baignoire platine
Bain relaxant, manucure, masseuse thaïlandaise
Aux doigts de fée et au regard de braise
Ses atouts: mascara, fard à paupière, chirurgie
I Like So Money

Sigarpoil

Y'a des mec en galère qui trouvent la vie trop chère
Et d'autres pourris gâtés qu'on pas b'soin d'leurs billets
Après on dit qu' il y a trop d'inégalité
Mais j'vois pas ce qu'on peut y changer
Ainsi va la vie
I like so Money

# Posté le samedi 13 juin 2009 11:58

Souvenir...

Un petit poème, cette fois, un sonnet Alexandrin. Je me suis inspiré d'une de mes sources d'inspiration, Baudelaire...

Les doutes m'envahissent, les remords me submergent.
Comdamné à être seul, échoué sur la berge.
Prisonnier du passé, j'en garde les séquelles.
Faits pour me tourmenter, ces rêves remplis d'elle.

Ce souvenir lointain de notre amour naissant.
Cet engagement sincère est devenu sanglant.
Je regrette ce geste, ce souvenir me hante.
C'est inondé de toi que je descends la pente.

Une nouvelle anicroche, une énième dispute.
Un autre amour gâché. Et la mort de nouveau
S'immisca dans ma vie par la pointe d'un couteau.

Quelques mots de travers ont provoqué ta chute
J'ai peur de m'engager sur le chemin du crime
Je suis violent quand j'aime : Je l'exprime dans ces rimes.

# Posté le mercredi 10 juin 2009 06:52

Modifié le mercredi 10 juin 2009 09:10